J’ai choisi ma formation pour l’Architecture d’intérieur.
Mais j’ai aussi pu me former au design.
Et j’ai eu l’occasion de voir que j’aimais ça.
Et en prime, que mon style avait du succès !
En arrivant dans cette formation, j’étais concentrée sur l’architecture d’intérieur. Je voyais plus le design comme un accessoire me permettant d’apprendre à faire des meubles sur mesures. Des meubles de salle de bain, des meubles de cuisine, des dressings. Je ne pensais pas créer énormément au niveau du design. Je ne pensais pas avoir cette capacité de création.
Et finalement, si. Avec le temps, je me suis sentie à l’aise, et je me suis remise a m’exprimer, et a créer. Peut-être que c'était mon expérience en Architecture en bâtiment qui m’avais laissé une mauvaise image de moi, et m'avait éteinte. Mais en fait, j’étais encore capable de m’éclater en créant. Comme lorsque j’étais petite. Finalement, je n’apprenais pas a créer quelque chose de nouveau, mais à créer à nouveau. Et j’apprenais comment le créer, le rendre réel.
J’ai créer, de moins en moins timidement. J’ai osé créer un banc de musée à partir de troncs d’arbre brutes. Mon prof à eu peur, que ce soit peut-être trop sculptural, ou trop faible niveau travail. Mais le jury de professionnel a lui beaucoup apprécié l’idée, le risque, qui créer pourtant un effet « génial ! En accord parfait avec le style et le message du musée ». J’ai osé créer un présentoir à lunette à partir d’une bloc de béton cellulaire. Mon prof a été étonné du résultat, simple mais juste. Tellement direct et fluide, qu'on ne pouvait pas le contredire. C'était à notre gout ou pas, mais c'était fonctionnel, et il respectait l'image de la marque. J’ai eu d’autre exercices me mettant à l’aise tous un peu plus. J’ai effectuer des teste manuels avec les matières, devenant plus apte à réaliser mes créations.
Puis, est venu l’heure du gros projet de fin d’étude. Le mobilier qui me donnerait mon master. Et là, j’ai hésité un peu, cherchant un projet facile, pour convaincre un jury plus stricte et plus nombre. Donc plus de personnalités variées à satisfaire. Et finalement, j’ai osé à nouveau. J'ai arrêté de chercher le simple, pour trouver quelque chose d'honnête. Qui me correspondrait. J'ai pris un risque à nouveau.
J’ai récupéré un tronc d’arbre coupé sur le bord d'une route qui m'avait interpellée. Je l’ai regardé, analysé, attendant qu’il me parle et me donne l’Idée. Celle qui me lancerait dans le projet parfait. Et j’ai pensé à une table, maintenue par ce tronc. Une table formée par ce tronc.
J’ai réfléchi au panneau, celui qui formerait le plateau horizontale idéal de cette table. Je l’ai pensé un temps en bois. J’avais passé tellement de temps avec ce tronc. Mais, je trouvais ça dévalorisant pour ce tronc justement. Du verre ? je trouvais ça fade. du plastic ? Artificiel. Non, je voulais quelque chose de puissant, qui s’équilibrait avec le bois, pour créer une table uniforme. Et là, j’ai pensé tout de suite au métal.
Et voila comment j’ai créé une table.
Un tronc, un panneau de métal.
Et le travail était fait.
J’étais motivée, inspirée, satisfaite.
Pour présenté ma table, j’ai du justifier mon choix. J’ai été poussée à justifier mon choix d’un tronc brute, et du métal. Et j’ai réalisé !
J’aimais le bois depuis toujours. Je vivais avec depuis toujours. Je suis petite fille de menuisier, qui a réaliser beaucoup de mes meubles d’enfance.
Et le métal aussi je le connaissais depuis longtemps. Il représentais une force pour moi. Il me rattachée à mon père, métallurgiste.
Et, un peu de moi, de mon esprit bohème et sauvage, qui me donne envie de faire rentrer la nature à l’intérieur. Et de lier l’homme et cette nature, sur un pied d’égalité.
Au final, ma première création design était ce tronc en bois,
et la concrétisation de mon design aussi revenait à cette idée, ce principe.
Alors, c'était facile à déduire...
Ma signature, c’est mon héritage !
- vendredi, février 24, 2017
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