Etre Architecte d'intérieur free-lance à Londres
mardi, février 07, 2017
J’ai passé un temps à chercher du travail.
En France, en Belgique, en Angleterre,…
Puis, j’ai décidé de me lancer dans ma boite.
Et finalement, c’est là que j’ai eu le 1er job idéal.
Je me lancais dans la création de ma propre boite, je faisais les démarches à Lille, tout en hésitant déjà à partir à Londres, et m’installer directement là bas. Je savais que je souhaitais y vivre, alors pourquoi pas se lancer ? La peur peut-être. Arriver dans une grande ville en mouvement, loin de mes amis, avec seulement mon frère comme attache… C’est dure à prendre comme décision ! J’hésitais à me lancer doublement dans le vide : l’indépendance professionnel, dans un nouveau lieu, inconnu.
Et un matin, sur l’un des groupe que je suivais, j’ai vu une petite annonce, simple et discrète d’un jeune fille qui cherchait une collège pour son boulot, à Londres. Sans trop d’espoir, j’ai répondu. Et la réponse est très vite revenue, et elle était positive !
J’ai alors demandé le contexte : il s’agissait d’un emploi en free-lance. A Londres. En tant qu’Architecte d’Intérieur.
Très vite, j’ai compris que c’était le signe. Le signe que je devais partir, et tenter au moins. Essayer pour ne pas regretter. Alors je suis partie. J’ai eu la chance d’être hébergée par mon frère et son colocataire. Alors j’ai pu commencer très vite, sans soucis.
Et je suis arrivée à Londres. J’ai commencé à travailler et à être architecte d’intérieur, professionnelle, et non plus juste diplômée.
Travailler en free-lance, ça voulait dire travailler quand ils avaient des projets, et quand j’étais disponible. Je n’ai jamais signé de contrat pour ma part. J’étais libre, ils étaient libres. Et eux étaient rassurés de ne pas s’engager dans trop de frais. Et ils étaient honnêtes, je n’ai jamais eu à me plaindre d’eux. Dans un sens, le bon plan pour continuer à créer ma société. J’avais le temps d’un coté, et de l’autre, l’occasion de faire mes preuves et d’apprendre sur le terrain. Mais le risque de me faire virer chaque jour, sans préavis, alors je devais me donner.
En prime, d’apprendre les ficelles du métier, et j’apprenais à me sentir à l’aise en anglais. Je connaissais l’anglais, mais oser le parler, c’était autre chose. Et j’ai très vite eu un teste. Et ça c’est étonnamment très bien passé ! De parler de ma passion et de mon travail m’a aidée. J’ai du créer et présenter seule mon travail à la première cliente pour qui j’ai travaillé.
Le boss et le comptable étaient là, mais ils ne parlait pas français, ne connaissait pas le projet dans les détails. Ils avaient vu les images, le budget que je proposais. C’était suffisant pour eux. Ma collège française étaient en vacances. Alors ils m’ont laissé faire mes preuves, s’attendant à me voir un peu me planter, ils étaient prêt à réparer les dégâts.
Et pourtant, dès que la cliente a vu le projet, les images l’avaient déjà séduite. Alors, les questions diverses et variées ont fusées. Mais je connaissais mon projet, alors, ça m’est venu tout seule. Et une fois qu’elle était à l’aise avec le projet, j’ai même eu le droit a quelques échanges plus familiaux. Nous étions tous ravies.
- La cliente, parce qu’elle avait ce qu’elle voulait.
- Moi, parce que j’avais réussi l’exercice.
- Et mes deux boss, parce qu’ils avaient trouvé une nouvelle cliente,
- et la bonne personne avec qui travailler. Les deux m’ont félicité avec étonnement, et grande satisfaction.
C’est là, que la confiance s’est établie,
et que je suis devenue officiellement Architecte d’intérieur free-lance chez eux.
Et alors que je ne venais que pour 3 semaines, je suis restée !
Et j’ai apprécié l’apprentissage.


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